Pourquoi j’ai préféré Make Time à toutes les apps de productivité après avoir posé mon téléphone face contre table

Laëtitia Boucher

juin 17, 2026

Make Time était ouvert sur mon bureau, le téléphone posé face contre la table, et mon café refroidissait près du carnet Clairefontaine. Depuis, en région rouennaise, je suis partie une matinée en centre-ville de Rouen, à la librairie L'Armitière, pour acheter le livre de Cal Newport. Ce matin-là, pendant mon Highlight, j'ai vu que je passais dix fois plus de temps à me déconcentrer qu'à avancer. Ici, je te raconte surtout ce que la méthode change concrètement, et dans quels cas elle me laisse sur ma faim.

Au départ, je pensais que c’était ma charge de travail qui me freinait

En tant que Rédactrice spécialisée en entrepreneuriat et organisation professionnelle pour un magazine indépendant, j'ai l'habitude de jongler avec des délais, des relectures et des dossiers à poser proprement. Avec mes deux adolescents de 15 et 18 ans, mes journées ont rarement un vrai blanc, et je me suis retrouvée à empiler les tâches jusqu'à ne plus voir le bout. J'ai été convaincue, au départ, que mon problème venait du volume. Je cherchais un outil qui me fasse gagner du temps sans me rajouter une couche de rangements mentaux.

J'ai testé Todoist, Trello et Notion. À chaque fois, j'étais partie avec une bonne intention, puis je me perdais dans les catégories, les sous-catégories, les rappels et les vues de projet. Au bout de trois jours, je passais plus de temps à ranger ma journée qu'à la vivre. Le piège, chez moi, c'était la sophistication. Plus je bricolais mon système, plus je me sentais loin du travail réel.

Ce que j'ai compris, un peu tard, c'est que la charge n'était pas le vrai nœud. En 20 ans de métier et sur mes 13 articles par an, j'ai fini par reconnaître un schéma très simple : les micro-coupures me coûtaient plus que le travail lui-même. Je me suis retrouvée à ouvrir le téléphone pour rien, puis à repartir ailleurs. La méthode me montrait surtout ça : mon attention partait en miettes dès qu'une notification traînait. Dans l'esprit des repères de l'INSEE et de BPI France sur le temps de travail et la structuration d'une activité, j'avais besoin d'un cadre plus net, pas d'un système plus lourd.

Le jour où j’ai compris que mon téléphone était mon pire ennemi

Je suis rentrée chez moi avec une idée très simple : pendant mon Highlight, j'allais poser mon téléphone écran face contre table. Dès le premier essai, j'ai senti le calme tomber d'un coup. L'écran ne me happait plus, les vibrations ne cassaient plus ma phrase, et je me suis sentie plus disponible en trois minutes qu'avec trois applis bien rangées.

Le détail qui fait la différence, c'est la sobriété. Je choisis un Highlight clair, je le note sur un papier posé à gauche du clavier, et je garde le carnet ouvert devant moi. Pendant 38 minutes, je ne trie rien, je ne reclasse rien, je n'ouvre rien d'autre. Ce créneau protégé m'évite la bascule d'onglet, le tri automatique, et tout ce petit ballet qui vide ma tête avant même que je commence. Le bruit mental baisse d'un coup, parce qu'il ne reste qu'une priorité visible.

J'ai commencé à compter les déverrouillages. Un matin ordinaire, j'en ai noté 14 avant midi, et chaque aller-retour me coûtait bien plus que la minute que je prétendais prendre. Le simple fait de poser mon téléphone écran face contre table a coupé net ce bruit mental de tension qui me suivait sans arrêt, comme un petit tic dans le cerveau. Avant, je perdais 27 minutes à recoller les morceaux. Après, je gardais mon bloc de 38 minutes intact.

Selon l'INSERM, les micro-interruptions numériques fragmentent notre attention au point de réduire notre capacité à accomplir des tâches complexes, et j'ai retrouvé ça à la lettre dans mon bureau. Je n'ai pas besoin d'en faire une grande démonstration scientifique : quand ma boîte mail restait fermée et que mon téléphone restait retourné, je terminais enfin la première tâche. Ce n'est pas magique, c'est juste très net.

Quand make time marche (et quand ça coince)

Make Time marche parce qu'il coupe tout le superflu. J'aime le fait de choisir un seul Highlight, puis de commencer sans passer 10 minutes à préparer un décor de travail. Ce que j'apprécie, c'est sa simplicité : un papier, un carnet, un stylo, et je démarre. Je peux lancer mon bloc au moment où j'ai le plus d'énergie, et ça m'évite de repousser les tâches qui me pèsent dès le matin.

Mais je ne vais pas te vendre une version lisse. J'ai fait l'erreur classique du Highlight trop ambitieux, avec une tâche qui débordait déjà au moment où j'ouvrais mon ordinateur. J'ai aussi laissé les notifications actives une semaine entière, et à chaque vibration je sentais une petite tension monter avant de céder au réflexe de vérifier l'écran. Quand mes journées sont déjà remplies de mails et d'imprévus, la méthode me renvoie à une réalité un peu rude : si je surcharge mon créneau, je le perds.

Une semaine, j'ai voulu faire comme si ça passerait sans rien couper. J'étais sûre de moi le lundi matin, puis le Highlight a sauté mardi, mercredi et jeudi, parce qu'un mail, puis un autre, puis un message faisaient dérailler le bloc avant même qu'il démarre. J'ai fini par revenir aux bases, avec un seul objectif et zéro alerte pendant le créneau. C'est là que j'ai arrêté de me mentir.

Depuis, je suis devenue plus stricte avec mes créneaux. Je note le Highlight sur un papier bien visible, je coupe le téléphone, et je déplace le travail le plus difficile au matin. J'ai aussi réduit le nombre de tâches du jour à une seule priorité principale, pas trois, pas cinq. Ce que j'ai compris, c'est qu'un système trop ambitieux me pousse à me juger, alors qu'un cadre simple me fait avancer.

Si tu es comme moi, make time peut vraiment t’aider, mais pas pour tout le monde

Si tu travailles seule ou dans une petite structure, Make Time peut vraiment t'aider. Je le vois très bien pour une entrepreneure solo, pour une rédactrice indépendante, ou pour quelqu'un qui a besoin d'un rituel de 45 minutes avant les mails. C'est aussi adapté à celles et ceux qui supportent mal les systèmes trop bavards et qui veulent juste protéger un vrai bloc chaque matin.

Je le trouve moins adapté pour une équipe qui vit dans l'urgence, avec des messages qui tombent toutes les 8 minutes et des réunions qui cassent la journée. Je le laisse de côté quand je sens que le travail doit se partager à 6 ou 10 personnes avec un suivi commun. Là, la méthode seule ne suffit pas, parce que le problème vient du flux externe. Et si tes difficultés de concentration viennent d'autre chose que de l'organisation, je préfère que tu en parles avec un professionnel de santé plutôt que de forcer une méthode.

  • Trello, si je dois suivre plusieurs personnes et un travail collectif.
  • Notion, quand mes projets s'empilent et que j'ai besoin d'une vue plus large.
  • Pomodoro, si je veux un rythme simple par séquences de 25 minutes.

Moi, je reviens à Make Time dès que je veux protéger un vrai bloc sans passer ma matinée à configurer un outil. Mon travail de Rédactrice spécialisée en entrepreneuriat et organisation professionnelle pour un magazine indépendant m'a appris à repérer ce qui allège vraiment une journée. Et sur ce point, la méthode gagne parce qu'elle me demande moins de mise en place et moins de discipline d'affichage. Elle ne cherche pas à tout résoudre, elle me remet face à une priorité claire.

Mon verdict : pour qui oui, pour qui non

Pour qui oui

Je le vois bien pour une personne qui travaille seule, bloque 45 minutes le matin, et veut arrêter de nourrir des listes à rallonge. Il fonctionne aussi pour une entrepreneure en phase de structuration, pour une salariée qui gère ses dossiers seule, ou pour quelqu'un qui aime le papier plus qu'une appli. Avec ma Licence en Sciences de l’Éducation (Université de Rouen, 2002), j'ai gardé le réflexe de chercher la clarté avant la quantité, et Make Time va exactement dans ce sens.

Je le vois aussi pour quelqu'un qui accepte de couper ses notifications et de tenir un Highlight unique par jour. Là, le résultat est visible très vite : moins de temps perdu à organiser, plus de temps passé sur la tâche principale, et moins de charge mentale en fin de journée. Chez moi, c'est ce point qui a fini par faire la différence. Je suis rentrée dans une logique plus simple, et je n'ai pas eu envie d'en sortir.

Pour qui non

Je le déconseille à une équipe de 6 ou 10 personnes qui attend des réponses immédiates, à une activité où les urgences tombent toutes les 20 minutes, ou à quelqu'un qui veut tout régler avec un seul outil. Je le laisse aussi de côté quand les interruptions viennent d'un rythme collectif impossible à bloquer avec un seul carnet. Dans ce cas, la méthode devient un cadre fragile, pas un vrai appui.

Mon verdict : je choisis Make Time parce qu'il m'aide à protéger un vrai créneau, à alléger ma charge mentale, et à passer moins de temps à organiser qu'à produire. Je reste fidèle à cette méthode pour mon travail de Rédactrice spécialisée en entrepreneuriat et organisation professionnelle pour un magazine indépendant, parce qu'elle colle à mes journées, à mes 13 articles annuels, et à mon bureau de la région rouennaise, avec le livre de Cal Newport près de L'Armitière. Pour quelqu'un qui cherche un cadre simple et qui accepte de couper ses notifications, c'est oui. Pour moi, c'est oui sans hésiter.

Laëtitia Boucher

Laëtitia Boucher publie sur le magazine Au Jardin des Bulles des contenus consacrés à l’entrepreneuriat, à l’organisation d’activité, aux livres et aux ressources d’apprentissage. Ses articles sont pensés pour aider les lecteurs à mieux comprendre un sujet et explorer de nouvelles idées à travers la lecture. Son approche repose sur la clarté, la pédagogie et la recherche de repères concrets, avec une attention portée aux livres comme supports de formation, de progression et d’ouverture sur de nouvelles façons d’apprendre.

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